Outre les différentes composantes de λ qui sont soit positives soit négatives, je questionnerais en premier lieu déjà le facteur de 5.35 W/m2 de l’équation de Myhre. Même en regardant l’article original de 1998, je ne trouve pas un argument pour établir solidement cette valeur. Tout le monde la reprend telle quelle, mais sans aucune critique. Il en découle la valeur de 𝐹(𝐺𝐻𝐺 2x) = ΔQ(2x) = 3.71 W/m2 lors d’un doublement de la concentration en CO2, une valeur qui serait, elle aussi, discutable. Reply
C’est en effet un facteur important. L’équipe norvégienne de Myhre s’en occupe depuis des décennies et raffine ses évaluations sans que d’autres publications scientifiques n’y aient opposé aucune réfutation. Dans l’article de van Wijngaarden et Harper (cité dans mon papier), cela n’est pas non plus contredit. C’est une approximation valable, ajustée stratosphériquement. Elle est utilisable aux concentrations actuelles (doublement de 280 à 560, on en est à 423) mais elle serait contestable pour de très hautes concentrations (> 2000 ppm), ce qui n’a rien de réaliste. Il faut considérer l’entier du specte (UV/Vis aussi) et les chevauchements avec les autres gaz à effet de serre H2O, CH4, N2O, etc. Une étude privée non publiée calcule que ce serait 1.89 plutôt que 5.35, mais elle est très incomplète. Il s’agit de science dure, avec des spectre de référence bien définis (HITRAN). On désigne comme « canonicale » telle valeur non contestée. Toute réfutation devrait être étayée par des preuves solides. Il ne vaut rien de soulever le doute sans élément probant. Reply