Le scénario du pire donnant un forçage de 8,5 W/m² impliquerait que la concentration en CO2 soit au moins de ~1250 ppm, ce qui est absurde. Voir ici : https://en.wikipedia.org/wiki/Representative_Concentration_Pathway#RCP_8.5 Or tout cela est basé (implicitement) sur deux équations et deux valeurs numériques : 1°, la fameuse équation de Myrhe et al., de 1998, qui relie le forçage au logarithme du rapport de la concentration de CO₂, notée [CO₂], avec celle d’avant l’ère industrielle, soit 280 ppm : ΔQ = 5,35 W/m² ∙ Ln([CO2] / 280 ppm) qui, avec 1250 ppm, donnerait un forçage de 8,0 W/m² ; selon l’équation il faudrait atteindre 1371 ppm pour obtenir un forçage de 8,5 W/m² et 2°, sur l’équation reliant l’élévation de température au forçage : ΔT = -(1 / λ) ∙ ΔQ = s ∙ ΔQ avec λ = -1,6 W/(m² ∙ K), le paramètre de « feedback » total retenu, qui est aussi l’inverse du paramètre de sensibilité : s = -(1 / λ) = +0,625 K/(W/m²) Ce qui donnerait une élévation de température de +5,3 K pour un forçage de 8,5 W/m². Mais on est en droit de se demander quelle est la solidité du facteur 5,35 W/m² et du paramètre de « feedback » total -1,6 W/(m² ∙ K) ? Reply