Je me réjouis de lire l’essai complet. Concernant « LA vérité », c’est évidemment toujours une approche que l’on peut qualifier d’asymptotique. Je redis une nouvelle fois ici ce que j’ai déjà écrit sur ce blog : Le grand, et pourtant méconnu, théologien suisse, Hans Urs von Balthasar (1905-1988) a proposé l’idée que « la vérité est symphonique ». Cette qualification musicale, que je trouve éminemment pertinente et riche de sens, permet de cerner une vérité avec tout son « spectre » non pas « musical » proprement dit, mais riche de significations. Ainsi tout intégrisme et toute rigidité dogmatique sont éliminés. Il y a certes une vérité, toujours cachée, mais comme habillée de couleurs symphoniques. Ce n’est pas ici la porte ouverte au relativisme, mais au simple réalisme qui permet de contempler, saisir même la vérité, comme chacun des auditeurs peut saisir avec bonheur ou satisfaction intellectuelle plus ou moins complète l’ensemble d’une vaste symphonie, une œuvre complexe par nature, accessible différemment par tout un chacun, mais la symphonie en question reste effectivement « une » et uniquement accessible asymptotiquement. Cela dit, lisons encore tout l’essai ! Reply
Merci cher Christophe! Cette description de la vérité est riche, simultanément faite d’expériences personnelles et de rationalité, bien différente de celle qu’un scientisme mal placé prétend poursuivre. Reply