Le parti d’en sourire

Vue de la Suisse, la France n’a rien d’abracadabradantesque, elle est simplement elle-même, une exception comme toutes les autres. Comme il n’est pas de bon ton de se mêler des affres politiques de ses voisins, je me contenterai de ne mentionner que ce que je n’y décèle pas, sans prendre parti :

  • Aucune alternative à l’étatisme n’est proposée, et tous les partis qui prétendent gouverner sont étatistes.
  • Pire, la subsidiarité est si minimale que les maires sont devenus des mendiants.
  • Aucun ne parle d’un cadre juridique, social et économique qui laisse à chacune et à chacun la possibilité de vivre et prospérer à sa guise.
  • Le terme « conditions cadres » est absent du glossaire politique.
  • La montagne de la dette est cachée par les nuages des déficits successifs.
  • Pas un n’explique comment accueillir ou ne pas accueillir les immigrants, ce qui permet toutes les critiques de tous les bords envers tous les autres.
  • Pas un ne parle de risque tolérable en matière de santé et d’environnement.
  • Un seul (trouvez-le, il est un adepte de la raison) met en doute la pertinence d’un principe de précaution enchâssé dans la constitution.
  • La paix n’est pas de mise, ni sociale, ni culturelle, ni politique, seuls valent le combat et la résistance, de tous contre tous.
  • La création de richesse doit rester cachée, car c’est un vilain mot, pourtant utile à fiscaliser.
  • Responsabilité – cela ne concerne que celle de l’État et de ses agents vis-à-vis des droits acquis des ayants droit.
  • L’adjectif civique – comme dans devoir civique – a disparu, remplacé par citoyen, un individu adjectivisé qui ne signifie rien.
  • Pas d’Europe, sauf par le truchement [exclusif] de la France, ou lorsqu’une brebis galeuse est recherchée.
  • Après les subventionnements de l’essence, du diesel agricole, des isolations thermiques et de la réparation des fermetures éclair, personne ne propose de raser gratis, sans doute parce que cela serait sexiste.
  • Rien qui fonctionne ailleurs ne saurait valoir dans ce beau pays, en est-ce la « certaine idée » ?

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