Les développements montrent que ce qui pouvait se penser un jour perd sa validité en 24 à 72 heures, et ce au point même que les données publiées par la Johns Hopkins University ou par le European Centre for Disease Prevention and Control ont quelques hoquets.
Alors que des projections étaient encore modestes il y a une semaine (voir mes deux billets précédents), la dimension potentielle de l’épidémie ne cesse d’augmenter.

Extrapolations selon une courbe logistique.
Ainsi un nombre total de cas pour l’Italie pouvait être estimé à 25 000 et c’en sont maintenant 71 500 qui peuvent être attendus, et plus encore. Pour la Suisse on peut s’attendre à plus que les 14 900 cas montrés sur le diagramme ci-dessous. Et pour la France, sans savoir si leurs mesures d’endiguement sont efficaces ou si la vague n’est pas encore formée, la projection n’en est qu’à 8 000 cas.

Extrapolations selon une courbe logistique.
Tant qu’un point d’inflexion ne sera pas dépassé, la taille du problème continuera de croître.
Quand peut-on attendre qu’ait passé le sommet de la vague ?
Ici aussi la réponse restera évolutive… tant que la vague n’aura pas passé !

Si en Italie le maximum pourrait être atteint dans quelques jours, il est bien improbable qu’il le soit en France, car l’épidémie a démarré plus tard ; il doit donc s’agir d’irrégularité dans la transmission des données. Pour la Suisse ça sera dans plus d’une semaine. Rappelons qu’en Chine la gros du déploiement s’est déroulé sur un mois environ.
¡ RAPPEL IMPORTANT !
Il n’y a aucune prétention à faire ici des prévisions, ne vous laissez donc pas lire ce que je n’écris pas et ne pense pas !
Je ne me permets aucun commentaire sur la qualité des mesures prise par les responsables politiques. Ils doivent décider alors que rien n’est certain. Le Conseil fédéral a choisi une approche que certains cantons modifient, aucun n’a raison. Pourtant il faut accepter sans broncher, et même en les saluant, les décisions qui sont prises. Les petits malins qui se permettent de semer la zizanie et de créer des polémiques sont des vrais cons et ne méritent aucun respect.
Aucune connaissance préétablie n’est à disposition, les épidémiologistes ont bien sûr des expériences mais ils ne peuvent que faire bouillir l’eau qui leur est donnée. Leur travail en période de crise n’est pas « scientifique », une sottise de plus répétée à l’envi par trop de politiciens ; ils assistent les dirigeants en tant qu’experts et retourneront à leurs études scientifiques une fois la crise passée afin d’apprendre à dominer encore mieux une autre crise.
À méditer, surtout pour les adeptes de transcendance et d’autorité prescientes :
Si ça se savait, on aurait dû savoir, mais ça ne se savait pas !
Allez savoir !
Merci de partager et de diffuser cet article !