Dans sa dernière séance, la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats (CEATE-E) s’est préoccupée des flatulences de notre pays. Elle s’est montrée bien soumise à la pensée unique comme on le voit dans son communiqué : « La commission a ainsi décidé, sans opposition, que la loi devait contribuer à ce que la hausse de la température mondiale soit limitée à 1,5°C et à ce que les capacités d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques soient renforcées. » Voilà Paris COP21 transformé en loi contraignante, ce que ce traité n’exige pas, mais bien les roille-gosses de notre propre pays afin d’obtenir les félicitations du jury du Kindergarten mondial. La réduction des émissions devrait être de 50% par rapport à 1990, la seule petite escarmouche politicienne touchant le taux à réaliser en Suisse, 60% selon la majorité, 80% selon les pastèques[1].
Sans opposition : tous croient donc que notre pays a pour mission de limiter la température mondiale. Je fais le pari qu’aucun ne sait ce qu’est une température mondiale, moi non plus d’ailleurs car telle entité physique n’existe pas.
Pas un mot sur la capacité d’adaptation aux effets bénéfiques qu’offre un réchauffement climatique (et il y en a, en agriculture par exemple avec un net reverdissement du Sahel ou la réduction de la durée du cycle végétatif des cultures chez nous).
Il faut aussi savoir que se dire préoccupé par le climat est un facteur de réélection pour cet automne. Même la présidente du parti radical s’y est mise, bien qu’en porte-à-faux avec ses vice-présidents. La faisabilité importe peu, la science non plus. La date limite de consommation ne sera pas atteinte, tout aura été gobé avant.
Pendant ce temps les modèles continuent de surchauffer, tournant sur des scénarios les plus irréalistes et catastrophistes pour servir de référence. L’expert ne cesse de se tromper, et même s’il en est un peu conscient, il se garde bien de ne pas communiquer quoi que ce soit qui serait démobilisateur. Par ailleurs, si les réductions qui vont être imposées étaient atteintes, le changement climatique poursuivra le cours que la science n’est toujours pas en mesure d’expliquer et d’anticiper de manière satisfaisante.
La facture sera très, trop élevée, pour tous, avec des restrictions à la clé, alors que la contribution d’un hypothétique millionième de degré restera ridiculement inutile. Il faut agir dans le symbolique, comme dans le temps des processions se faisaient pour faire reculer les glaciers ou bannir les hannetons. Peu importe tout cela, l’expert-gourou doit rester vénéré car ce sont là des croyances, sans plus aucun besoin d’explication ni esprit critique. Voilà atteint le sommet de l’action écolo-héroïque. Adieu les Lumières, vous êtes périmées. Personne pour s’opposer, l’alignement est parfait. La majorité dite bourgeoise de cette commission ne se rend même pas compte qu’elle est devenue l’idiote utile de l’idéologie climato-écologiste, aussi bien manipulée et instrumentalisée que les écoliers grévistes.
Dernière question sur laquelle il faudra revenir : cui bono ?
[1] Rappelons que l’on en est à 12% avec une tendance à la stagnation ; par tête de pipe c’est mieux, 30%, car la population a beaucoup augmenté, de 25%. Alors c’est un calcul de boutiquière qui fait penser qu’il ne reste que 0.6×50-12 = 18% à réaliser bien que personne ne sait comment commencer pour y arriver en 11 ans.
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