{"id":1382,"date":"2014-10-14T11:36:21","date_gmt":"2014-10-14T10:36:21","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.mr-int.ch\/?p=1382"},"modified":"2014-10-14T12:26:43","modified_gmt":"2014-10-14T11:26:43","slug":"dvelopper-le-monde-qui-se-croit-dvelopp","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/?p=1382","title":{"rendered":"D&eacute;velopper le monde qui se croit d&eacute;velopp&eacute;."},"content":{"rendered":"<p>Depuis la fin du colonialisme les peuples du monde dit d\u00e9velopp\u00e9 se donnent bien de la peine pour aider les pays consid\u00e9r\u00e9s du tiers monde, en voie de d\u00e9veloppement, voire \u00e9mergents afin qu\u2019ils puissent un jour participer au concert des nations sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 avec l\u2019Occident. Au-del\u00e0 de la philanthropie ce sont des march\u00e9s nouveaux qui sont ainsi cr\u00e9\u00e9s, offrant aussi une plateforme de croissance au monde d\u00e9j\u00e0 nanti. Les d\u00e9fis qui se posent \u00e0 ces peuples sont clairs car leurs besoins sont ais\u00e9ment identifiables, et \u00e9normes.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas le cas pour les pays que l\u2019on consid\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement comme riche. Alors que de remarquables progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s \u2013 revenus, protection maladies, accidents, ch\u00f4mage, retraite, performance des syst\u00e8mes de sant\u00e9, compensation de perte de gain d\u00fb au ch\u00f4mage \u2013 on constate que la p\u00e9riode des trente glorieuses s\u2019est essouffl\u00e9e. On oublie trop souvent que ces progr\u00e8s sociaux n\u2019ont \u00e9t\u00e9 rendus possibles que par une \u00e9conomie florissante, ce qui est aussi le cas pour la protection de l\u2019environnement et la d\u00e9pollution. Le monde occidental se croit maintenant arriv\u00e9 \u00e0 un stade post-moderne o\u00f9 les conditions de bien-\u00eatre mat\u00e9riel d\u00e9pendraient plus de la capacit\u00e9 de repr\u00e9sentation que de celle de cr\u00e9ation. Pourtant il se trouve dans une crise structurelle sans pr\u00e9c\u00e9dent qui se manifeste par de forts taux de ch\u00f4mage, des d\u00e9ficits et dettes publics impossibles \u00e0 rembourser, et un secteur financier dysfonctionnel. Mais ce ne sont l\u00e0 que des sympt\u00f4mes que, faute de meilleures id\u00e9es, l\u2019on s\u2019acharne \u00e0 combattre avec des m\u00e9thodes jamais satisfaisantes et souvent contradictoires, comme par exemple l\u2019incompatibilit\u00e9 d\u2019une politique de relance visant \u00e0 diminuer le ch\u00f4mage et, simultan\u00e9ment, d\u2019une stricte discipline budg\u00e9taire. Les perspectives \u00e0 court terme ne sont pas bonnes, et \u00e0 long terme elles sont inexistantes.<\/p>\n<p>En fait, le monde des nantis est \u00e0 la crois\u00e9e des chemins et doit faire face \u00e0 trois d\u00e9fis pour pr\u00e9tendre continuer son d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Le premier de ces d\u00e9fis est d\u00e9mographique : l\u2019esp\u00e9rance de vie est pass\u00e9e en deux g\u00e9n\u00e9rations de moins de soixante \u00e0 plus de huitante ans alors qu\u2019en m\u00eame temps la fertilit\u00e9 s\u2019est r\u00e9duite \u00e0 un taux tr\u00e8s en dessous du renouvellement. Il en r\u00e9sulte une pyramide des \u00e2ges qui fait qu\u2019une personne \u00e9conomiquement active doit aujourd\u2019hui produire une richesse suffisante \u00e0 assurer le train de vie de plus en plus de personnes, enfants, \u00e9tudiants, parents au foyer, malades, retrait\u00e9s et vieillards.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me d\u00e9fi est que l\u2019\u00e9conomie stagne, \u00e0 un haut niveau, mais elle stagne. Non seulement cela p\u00e9jore la situation des laiss\u00e9s pour compte qui sont plus nombreux \u00e0 d\u00e9pendre de l\u2019assistance sociale alors que celle-ci a de moins en moins de moyens, mais aussi cela reste accompagn\u00e9 d\u2019une constante augmentation des d\u00e9ficits publics, sauf dans des pays jouissant de ressources naturelles bien g\u00e9r\u00e9es (Norv\u00e8ge) ou qui se sont donn\u00e9s des principes constitutionnels \u00e9conomiquement vertueux (Suisse). Il est maintenant devenu moins possible, voire impossible, de continuer \u00e0 am\u00e9liorer le bien-\u00eatre, la sant\u00e9 et la protection sociale de tous, alors m\u00eame que les besoins sont en croissance, en particulier ceux des personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me d\u00e9fi est la structure de l\u2019activit\u00e9. La formidable croissance de l\u2019apr\u00e8s-guerre s\u2019est faite par une industrie inventant des technologies et produisant des biens d\u2019\u00e9quipement et de consommation toujours plus performants. Avec l\u2019apparition de pays capables de reprendre des activit\u00e9s productives \u00e0 bien moindre co\u00fbt, des pans entiers du secteur industriel, technologies et savoir-faire inclus, y ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 (textile, chimie, \u00e9lectronique). Ce mouvement s\u2019est d\u2019ailleurs consid\u00e9rablement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s la chute du bloc sovi\u00e9tique. En Occident un secteur des services s\u2019est progressivement substitu\u00e9 \u00e0 l\u2019industrie, reposant plus sur des comp\u00e9tences de personnel et d\u2019organisation que sur des biens concrets comme le sont les fabriques, les ateliers, les laboratoires et les machines, accompagn\u00e9 du savoir-faire qui y est li\u00e9. On constate alors que vendre des assurances, faire de la publicit\u00e9, g\u00e9n\u00e9rer des r\u00e9gulations et contr\u00f4les bureaucratiques, ou offrir de complexes produits financiers ne repose plus sur une base \u00e9conomique tangible. Cette \u00e9conomie virtuelle n\u2019est pas viable, car seule, sans la r\u00e9elle, elle est incapable de cr\u00e9er de la richesse. Et aussi, avec l\u2019av\u00e8nement des technologies d\u2019information et de t\u00e9l\u00e9communication num\u00e9riques, les services ne sont plus en mains exclusives des pays ex\u2011industrialis\u00e9s ; ils peuvent aussi bien \u00eatre fournis par des gens intelligents et bien qualifi\u00e9s depuis n\u2019importe quel endroit sur terre. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes de mondialisation ont pour cons\u00e9quence une formidable chance de d\u00e9veloppement pour les pays \u00e9mergents, mais de graves probl\u00e8mes de structure dans les pays parvenus. Les gens sans qualifications y ont une vie encore plus difficile alors les mieux qualifi\u00e9s se sont \u00e9loign\u00e9s de l\u2019ing\u00e9nierie et des sciences pour s\u2019adonner \u00e0 d\u2019autres activit\u00e9s, certes int\u00e9ressantes mais plus mouche du coche que fourmis productrices, s\u2019adonnant \u00e0 des futilit\u00e9s post-modernes dont la valeur est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n<p>Ces trois d\u00e9fis sont bien s\u00fbr interd\u00e9pendants, chacun \u00e9tant cause et cons\u00e9quence des autres, ce qui rend le probl\u00e8me encore plus compliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Au premier d\u00e9fi d\u00e9mocratique il n\u2019y a en fin de compte que deux r\u00e9ponses possibles, vraisemblablement un m\u00e9lange des deux. D\u2019une part, certains avantages acquis devront \u00eatre revus \u00e0 la baisse : moins de prestations sociales, ou moins de revenu, ou plus d\u2019ann\u00e9e de travail. La charge sur les actifs pour soutenir les inactifs sera ainsi r\u00e9duite. D\u2019autre part, les besoins en personnel dans presque tous les secteurs ne pouvant \u00eatre couverts par la natalit\u00e9, une immigration massive est n\u00e9cessaire pour occuper les postes que les r\u00e9sidents ne sont ni d\u00e9sireux ni capables d\u2019assumer. Et en plus il faudra faire en sorte que ces immigr\u00e9s se comportent respectueusement dans leurs pays d\u2019accueil et s\u2019y int\u00e8grent harmonieusement. La grogne, ou pire, est certaine.<\/p>\n<p>Au deuxi\u00e8me d\u00e9fi on r\u00e9pondra par les solutions au troisi\u00e8me, par une r\u00e9-industrialisation et par une r\u00e9vision en profondeur des politiques d\u2019instruction scolaire et de formation. Alors que le succ\u00e8s de l\u2019Occident a repos\u00e9 en grandes parties sur la qualit\u00e9 pass\u00e9e de ses \u00e9coles il s\u2019agit maintenant de les r\u00e9orienter d\u2019un c\u00f4t\u00e9 vers une r\u00e9duction du \u00ab tous \u00e0 l\u2019\u00e9tude \u00bb qui a men\u00e9 \u00e0 produire des pl\u00e9thores d\u2019universitaires inutilisables, accompagn\u00e9e d\u2019une vraie promotion de la formation vraiment professionnelle, et d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 vers une culture englobant mieux la science et la technique. Cette r\u00e9forme n\u2019entra\u00eene aucun co\u00fbt nouveau, elle n\u2019a besoin que de volont\u00e9 et de d\u00e9termination.<\/p>\n<p>Si la r\u00e9-industrialisation ne se fait pas, l\u2019innovation migrera aussi. Dans une industrie o\u00f9 la recherche et le d\u00e9veloppement sont essentiels \u00e0 la survie de l\u2019entreprise chacun ayant un peu d\u2019exp\u00e9rience sait qu\u2019il existe, comme au th\u00e9\u00e2tre, une r\u00e8gle classique concernant R&amp;D, production et marketing exigeant que ces trois fonctions soient r\u00e9unies en un lieu, une action et un instant commun. Sans cela la capacit\u00e9 de cr\u00e9ation et de r\u00e9action est amoindrie, et la culture industrielle se d\u00e9lite. La Chine, l\u2019Inde et les autres se construisent peu \u00e0 peu une R&amp;D efficace, comme le Japon et la Cor\u00e9e l\u2019ont fait en leur temps. Ce n\u2019est pas une raison pour que l\u2019Occident abandonne la sienne. Il ne s\u2019agit pas de sauver des entreprises moribondes en les faisant continuer de produire de mani\u00e8re inefficaces des produits invendables, il s\u2019agit au contraire d\u2019investir en quantit\u00e9 et qualit\u00e9 afin que des personnes comp\u00e9tentes puissent disposer d\u2019\u00e9quipements performants pour que l\u2019innovation soit continue.<\/p>\n<p>La r\u00e9-industrialisation passera aussi par une r\u00e9orientation de la finance vers l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle et moins sur la valse des valeurs virtuelles. Le secteur financier devra perdre de son importance, m\u00eame si cela s\u2019accompagnera de la perte de plusieurs points de PIB <a href=\"file:\/\/\/C:\/Dropbox\/Documents\/Id??es\/#_ftn1_8397\" name=\"_ftnref1_8397\">[1]<\/a>. Il ne devrait plus \u00eatre pr\u00e9dominant dans les r\u00e9flexions des politiciens et des dirigeants d\u2019entreprise. Pour y arriver, de profondes r\u00e9formes fiscales sont n\u00e9cessaires, favorisant le r\u00e9investissement et taxant de mani\u00e8re dissuasive les transactions financi\u00e8res \u00e0 tr\u00e8s court terme, inutiles \u00e0 l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle. Aussi, plut\u00f4t que de mettre \u00e0 disposition des banques des fonds sans limite pour que celles-ci se les pr\u00eatent entre elles avant qu\u2019elles n\u2019en offrent qu\u2019une petite partie aux entreprises, il serait peut-\u00eatre plus indiqu\u00e9 que les banques centrales accordent des lignes de cr\u00e9dit aux seuls instituts bancaires dont l\u2019unique mission est de financer l\u2019activit\u00e9 des entreprise, tant commerciale que pour les investissements productifs. Les autres banques g\u00e8rent des fortunes, la leur et celle de leurs clients, accordent des cr\u00e9dits garantis par des hypoth\u00e8ques, \u00e9mettent des instruments financiers originaux (fonds en tous genres), ou syndiquent des op\u00e9rations de financement \u00e0 long terme (fonds propres, mise en bourse, emprunts obligataires). Elles n\u2019ont besoin que d\u2019un syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral efficace pour les transferts de fonds et de devises, mais elles n\u2019ont pas besoin du soutien des banques centrales ou des gouvernements, car elles ne doivent s\u2019appuyer que sur leurs fonds propres et sur les pr\u00eats priv\u00e9s que leurs bailleurs veulent bien leur faire \u00e0 leurs risques et p\u00e9rils. Des banques r\u00e9glement\u00e9es pour n\u2019\u00eatre que d\u00e9di\u00e9es qu\u2019aux entreprises sont certainement des institutions peu lib\u00e9rales. Mais rappelons que dans une soci\u00e9t\u00e9 ouverte, libre et responsable, l\u2019\u00e9tat a la t\u00e2che de prot\u00e9ger le pays et ses habitants des d\u00e9rives qu\u2019une majorit\u00e9 pourrait imposer \u00e0 une minorit\u00e9, ou des risques qu\u2019un groupe constitu\u00e9 peut faire courir \u00e0 tous.<\/p>\n<p>Ces priorit\u00e9s strat\u00e9giques prendront du temps, beaucoup de temps pour \u00eatre mises en \u0153uvre d\u2019abord, et porter des fruits ensuite. Elles doivent \u00eatre engag\u00e9es toutes en m\u00eame temps. Il y faut du courage et une part d\u2019abn\u00e9gation car la dur\u00e9e d\u2019une ou deux l\u00e9gislatures, ou de l\u2019emploi d\u2019un CEO, n\u2019y suffiront pas. Ce seront les successeurs, ou m\u00eame les successeurs des successeurs, qui tireront les marrons du feu. En attendant on continuera les jeux d\u2019\u00e9quilibrisme et de modulation de la politique de tous les jours et de l\u2019opportunisme affairiste. Mais si l\u2019on d\u00e9sire vraiment que le d\u00e9clin de l\u2019Occident n\u2019ait pas lieu, comme certains le pronostiquent avec trop de <i>Schadenfreude<\/i>, alors il faudra bien se mettre d\u2019accord pour que de telles politiques soient engag\u00e9es avec s\u00e9rieux et d\u00e9termination sur le long terme. Le plus t\u00f4t sera le mieux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<p><a href=\"file:\/\/\/C:\/Dropbox\/Documents\/Id??es\/#_ftnref1_8397\" name=\"_ftn1_8397\">[1]<\/a> Dans le calcul du PIB il faut bien reconnaitre que l\u2019argent a une certaine odeur. Ce n\u2019est pas la m\u00eame chose de l\u2019augmenter en r\u00e9parant des d\u00e9g\u00e2ts ou en cr\u00e9ant de nouvelles richesses. Malgr\u00e9 tout le respect qu\u2019on leur doit, le carrossier, l\u2019avocat ou le fossoyeur n\u2019am\u00e9liorent le PIB que selon la mesure d\u2019un bilan comptable, alors que le savant, l\u2019ing\u00e9nieur ou l\u2019artiste cr\u00e9ent des valeurs nouvelles, percevables par tout un chacun. On restera indiff\u00e9rent \u00e0 ce que le fossoyeur creuse un trou bien \u00e0 l\u2019\u00e9querre ou non, mais l\u2019am\u00e9lioration de la production, que ce soit de patates ou d\u2019\u0153uvres d\u2019art, sera mieux appr\u00e9ci\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que les priorit\u00e9s des pays en d\u00e9veloppement sont claires, le monde occidental est d\u00e9sorient\u00e9. Il doit faire face \u00e0 trois d\u00e9fis : une d\u00e9mographie o\u00f9 moins d&rsquo;actifs doivent subvenir aux besoins de plus d&rsquo;inactfs, une \u00e9conomie en stagnation, et des activit\u00e9s en d\u00e9s\u00e9quilibres. Des solutions existent qui prendront du courage et beaucoup de temps pour \u00eatre mises en \u0153uvre et pour porter des fruits<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"iawp_total_views":10,"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[11,12],"tags":[],"class_list":["post-1382","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economy-fr","category-politics-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1382","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1382"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1382\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1382"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1382"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.mr-int.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1382"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}