Avant que l’issue du scrutin présidentiel aux États-Unis soit connue, et alors que The Economist donne à Joe Biden une probabilité de 96% de l’emporter, j’anticipe deux commentaires, en parfaite stéréoisomérie l’un de l’autre, correspondant au résultat qui sera obtenu.
La pertinence en sera de 100% et il n’y aura pas d’autres éclaircissements à donner, sinon des bavardages convenus et en boucle.
Biden gagnant
La bonne nouvelle est que Trump n’a pas été réélu, pas plus que le moins vieux Mike Pence.
La mauvaise est que Biden a gagné, avec la bien-pensance bobo-démocrate.
Malgré cela, ce qui compte dans ce cas est que, d’ici quatre ans au plus tard mais vraisemblablement avant, le prochain président des États-Unis sera une femme.
Trump gagnant
La bonne nouvelle et que Biden et sa comparse Kamala Harris n’ont pas été élus.
La mauvaise nouvelle est que Trump a été réélu, avec ses indignes outrances.
En tout cas
On ne peut que constater la désolation qui règne dans ces États-Unis, incapables de désigner des candidats autres que gériatriques et qui puissent se montrer dignes du poste à repourvoir.
Comment ce pays peut-il prétendre à un quelconque leadership alors qu’il est plus polarisé que jamais entre woke[1], hyperactifs et irresponsables, et souverainistes ou suprémacistes obtus, particulièrement peu sûrs d’eux-mêmes.
De loin ou pourrait croire à une ambiance de pré-guerre civile.
Conformiste, ayant horreur des controverses, mais toujours fier de son pays, l’Américain moyen ne s’y retrouve pas lui-même.
[1] Woke, Si vous ne savez pas ce que c’est, ne cherchez pas, l’intolérance et l’ignorance sous-jacentes à cette fureur vous fichent trop la déprime.
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